Tout savoir sur le groseillier à maquereau

Tout savoir sur le groseillier à maquereau

Le groseillier à maquereau nécessite un sol frais et bien drainé, une exposition ensoleillée à mi-ombre et une taille régulière pour produire des fruits de qualité. Ce guide pratique indique la plantation, l’entretien saisonnier, la prévention des principaux ravageurs et les gestes de récolte pour obtenir des plants vigoureux et une production régulière.

Résumé rapide

  • Difficulté : facile
  • Temps d’application : 30–60 minutes (entretien courant)
  • Matériel nécessaire : sécateur, gants, fourche ou bêche, compost mûr, paillis

Matériel nécessaire

  • Sécateur bien affûté et gants résistants
  • Bêche ou fourche pour ameublir le sol
  • Compost mûr ou fumier composté
  • Paillis organique (paille, écorce, compost grossier)
  • Arrosoir ou tuyau muni d’un diffuseur

Étapes à suivre

Procéder de façon structurée : préparation du sol, plantation, suivi hydrique, paillage, taille et surveillance sanitaire.

  • Choix du site : choisir un emplacement en plein soleil ou mi-ombre, à l’abri des vents froids. Sol léger à limoneux, pH idéal 6,0–7,0, avec bon drainage.
  • Préparation du sol : creuser un trou 2 à 3 fois le volume de la motte, incorporer 2–3 kg de compost mûr et bien ameublir le fond pour assurer le drainage.
  • Plantation : placer la motte au niveau du sol (couronne au ras du sol), tasser légèrement et arroser pour chasser les poches d’air. Espacer les plants de 1,2 à 1,5 m.
  • Arrosage initial : arroser abondamment après plantation puis maintenir le sol frais pendant la première saison (1 à 2 arrosages par semaine selon météo), éviter le waterlogging.
  • Paillage : appliquer 5–8 cm de paillis organique autour de la base pour conserver l’humidité, réduire les mauvaises herbes et estabiliser la température du sol.
  • Taille : à la plantation, rabattre les tiges à 3–5 bourgeons pour favoriser la ramification. Ensuite, procéder à une taille de formation la première et/ou deuxième année, puis taille de fructification chaque hiver : supprimer bois mort, éclaircir le centre pour aérer et conserver 6–8 branches principales renouvelées par remplacement des vieux bois (favoriser bois de 2–3 ans pour la fructification).
  • Surveillance sanitaire : inspecter régulièrement feuilles et fruits pour repérer pucerons, chenilles ou maladies cryptogamiques ; retirer et détruire les parties attaquées et favoriser les auxiliaires (coccinelles, hyménoptères).
  • Récolte : cueillir les fruits mûrs en les détachant délicatement de la grappe; récolte généralement progressive sur plusieurs semaines.

Conseils d’expert

  • Privilégier une exposition ensoleillée pour un meilleur gonflement des fruits, mais accepter une légère ombre l’après-midi dans les régions chaudes.
  • Favoriser un sol frais en conservant un paillis permanent et en évitant les sols lourds mal drainés ; sur sol argileux, surélever légèrement la zone de plantation.
  • Tailler en hiver (période de dormance) pour limiter le stress et permettre une cicatrisation plus rapide ; effectuer un éclaircissage léger en été si le buisson devient trop dense.
  • Limiter les apports d’azote avant la floraison pour éviter une végétation excessive au détriment de la fructification ; un apport de compost au printemps suffit généralement.
  • Surveiller tôt au printemps la présence de larves (tenthrède/groseillier) et de pucerons ; agir par enlèvement manuel ou jets d’eau et favoriser la présence d’auxiliaires plutôt que d’employer immédiatement des traitements chimiques.

Erreurs à éviter

  • Planter trop profondément : enterrer la couronne favorise la pourriture.
  • Arroser excessivement en permanence : le groseillier tolère peu l’engorgement, qui favorise maladies racinaires.
  • Négliger la taille : absence de taille conduit à un buisson vaseux, moins productif et plus sensible aux maladies.
  • Appliquer des engrais azotés puissants juste avant la floraison : cela stimule le feuillage au détriment des fruits.
  • Ignorer la circulation de l’air : plantations trop serrées favorisent le mildiou et l’oïdium.

Conclusion

Un entretien simple et régulier — bonne implantation, paillage, taille annuelle et surveillance sanitaire — permet d’obtenir des groseilliers à maquereau productifs et résistants avec un entretien accessible.

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