Tailler les mûriers : vade-mecum pour des arbres vigoureux

Tailler les mûriers : vade-mecum pour des arbres vigoureux

Tailler un mûrier correctement réduit les maladies, contrôle la vigueur et facilite la récolte. Cette opération vise à éliminer le bois mort, structurer les charpentières et limiter la ramification excessive sans compromettre la production. Les conseils suivants détaillent le moment, les coupes précises et l’entretien post-tailage pour obtenir des arbres robustes et faciles à entretenir.

Résumé rapide

  • Difficulté : intermédiaire
  • Temps d’application : 30–90 minutes selon la taille de l’arbre
  • Matériel nécessaire : sécateur, coupe-branches, scie d’élagage, gants, désinfectant pour outils

Matériel nécessaire

  • Sécateur à main (coupe fine pour jeunes bois)
  • Coupe-branches (pour branches de 2–5 cm)
  • Scie d’élagage (pour grosses branches)
  • Gants robustes et masque facial si présence de poussières
  • Désinfectant (alcool à 70 % ou solution d’eau de Javel diluée 1:10) et chiffon
  • Échelle stable si nécessaire

Étapes à suivre

Procéder progressivement en commençant par le bois mort puis en équilibrant la structure de l’arbre. Effectuer des coupes nettes et respecter le collet des branches.

  • Moment : tailler en fin d’hiver, avant le départ de la végétation ; taille légère possible après récolte pour contrôle de volume.
  • Nettoyage des outils : désinfecter lames avant de commencer et entre chaque arbre pour éviter la propagation des agents pathogènes.
  • Retirer le bois mort et les branches malades en coupant à la base, juste au-dessus du collet sans laisser de talus.
  • Supprimer les branches qui se croisent ou frottent afin d’améliorer la circulation de l’air et l’exposition lumineuse.
  • Établir 3 à 5 charpentières principales pour un arbre standard ; raccourcir les pousses vigoureuses en pratiquant des coupes au-dessus d’un bourgeon tourné vers l’extérieur.
  • Élaguer les gourmands et les rejets à la base du tronc en les arrachant proprement ou en les coupant au collet.
  • Pour les grosses coupes, utiliser la technique en trois temps (entaille d’abord dessous, puis dessus, enfin coupe définitive à l’extérieur du collet) pour éviter l’arrachement de l’écorce.
  • Ramasser et détruire les déchets végétaux malades ; pailler le sol autour du tronc et surveiller l’humidité du substrat après taille.

Conseils d’expert

  • Privilégier la taille en période de dormance pour limiter la perte de sève et la prolifération des maladies.
  • Limiter la coupe à maximum 20–30 % du volume foliaire sur une saison pour éviter le stress excessif.
  • Orienter les coupes vers un bourgeon extérieur pour favoriser un port ouvert et une bonne pénétration de la lumière.
  • Maintenir un équilibre entre bois fructifère et bois de renouvellement : enlever les branches âgées lorsque des jeunes pousses vigoureuses prennent leur place.
  • Désinfecter systématiquement les outils après chaque coupe sur du bois malade pour réduire les risques d’infection.

Erreurs à éviter

  • Tailler intensément en automne juste avant les gelées, ce qui accroît le risque de dommages hivernaux.
  • Pratiquer le « topping » (coupe rase) qui affaiblit l’arbre et favorise la production de rejets faibles.
  • Laisser des souches longues : réaliser des coupes nettes au niveau du collet, sans entailler le tronc.
  • Ne pas désinfecter les outils entre arbres, favorisant la propagation des agents pathogènes.
  • Supprimer trop de branches productives en une seule fois, réduisant la récolte l’année suivante.

Conclusion

Une taille raisonnée, effectuée au bon moment et avec des coupes propres, renforce la vigueur du mûrier et simplifie l’entretien futur.

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