Qu’est ce que la lutte biologique ?

Qu’est ce que la lutte biologique ?

La lutte biologique consiste à utiliser des ennemis naturels (prédateurs, parasitoïdes, micro-organismes) pour contrôler les ravageurs et réduire l’usage d’insecticides chimiques. Cette méthode favorise l’équilibre écologique du jardin, protège la biodiversité et limite les pertes culturales. Application pratique : identification des nuisibles, choix d’agents adaptés et suivi régulier pour maintenir l’efficacité.

Résumé rapide

  • Difficulté : intermédiaire
  • Temps d’application : 30–60 minutes initialement, puis 10–30 minutes de surveillance hebdomadaire
  • Matériel nécessaire : guide d’identification, pièges adhésifs, plantes fleurs attractives, capsules ou sachets d’auxiliaires, éventuellement nématodes

Matériel nécessaire

  • Guide d’identification des ravageurs
  • Pièges adhésifs jaunes et pierres de monitoring
  • Sachets ou capsules d’auxiliaires (coccinelles, chrysopes, parasitoïdes, nématodes)
  • Graines/plants d’insectariums (achillée, phacélie, coriandre, etc.)
  • Arrosoir à jet fin, gants, carnet de suivi

Étapes à suivre

Procéder étape par étape : identifier précisément le ravageur, choisir l’auxiliaire adapté, préparer le site, introduire l’auxiliaire au bon moment et surveiller les résultats.

  • Identifier le ravageur et évaluer le seuil de tolérance (dégâts acceptables avant intervention).
  • Sélectionner l’auxiliaire approprié (prédateur, parasitoïde ou agent pathogène) en fonction du ravageur ciblé.
  • Préparer le jardin : installer des plantes attractives pour fournir nectar/pollen et abris, poser des pièges adhésifs pour monitoring.
  • Suivre les instructions du fournisseur pour la préparation et la libération des auxiliaires (heure, densité, points de lâcher).
  • Libérer les auxiliaires par temps frais ou en soirée; éviter les périodes de pluie intense ou de forte chaleur.
  • Surveiller chaque semaine l’évolution des populations de ravageurs et d’auxiliaires; noter observations et ajuster les lâchers si nécessaire.

Conseils d’expert

  • Favoriser la diversité florale toute l’année pour fournir nectar et abris aux auxiliaires.
  • Réserver de petites zones refuges (tas de branches, paillis) pour héberger les prédateurs naturels.
  • Éviter l’emploi d’insecticides systémiques ou broad‑spectrum dans les zones où les auxiliaires sont présents.
  • Introduire les auxiliaires progressivement et en plusieurs petites libérations plutôt qu’un seul lâcher massif.
  • Tenir un carnet de suivi avec dates, conditions météo, densités observées et résultats pour affiner la stratégie.

Erreurs à éviter

  • Lâcher un auxiliaire sans identification précise du ravageur.
  • Utiliser des insecticides non sélectifs dans les jours qui suivent la libération.
  • Relâcher les auxiliaires en plein soleil ou par fortes chaleurs.
  • Compter uniquement sur la lutte biologique pour des infestations très avancées sans mesures complémentaires.
  • Ne pas fournir de ressources alimentaires et d’abris pour maintenir les populations d’auxiliaires.

Conclusion

La lutte biologique est une méthode durable et efficace quand elle s’appuie sur une identification précise, un choix adapté d’auxiliaires et un suivi régulier du jardin.

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