Les meilleurs moyens de protéger les pommes de terre contre les maladies

Les meilleurs moyens de protéger les pommes de terre contre les maladies

Les pommes de terre sont sensibles à plusieurs maladies (mildiou, gale, pourriture) qui affectent rendement et conservation. Prévenir ces maladies passe par des pratiques culturales : semences saines, rotation, drainage, arrosage ciblé et entretien sanitaire. Ces mesures réduisent les risques, améliorent la santé des tubercules et facilitent une récolte plus saine.

Résumé rapide

  • Difficulté : intermédiaire
  • Temps d’application : 30–60 minutes par intervention (préparation, inspections régulières)
  • Matériel nécessaire : gants, binette, paillis organique, semences certifiées

Matériel nécessaire

  • Semences certifiées (tubercules sains)
  • Bêche, binette, râteau
  • Paillis organique (paille, copeaux non traités)
  • Compost mûr
  • Kit de test du sol (pH, humidité) et sécateur

Étapes à suivre

Suivre une séquence régulière : préparer le sol, planter des tubercules sains, maintenir un bon drainage, arroser correctement, surveiller et retirer les organes malades. Ces étapes minimisent l’inoculum et limitent la propagation des agents pathogènes.

  • Étape 1 : Tester et corriger le sol (pH 5,5–6,5 conseillé) ; incorporer compost mûr avant la plantation.
  • Étape 2 : Respecter une rotation de cultures d’au moins 3 ans ; éviter les solanacées consécutives au même emplacement.
  • Étape 3 : Planter des semences certifiées, exemptes de taches et de germes anormaux.
  • Étape 4 : Espacer les plants (30–40 cm) et pratiquer-buttrer pour améliorer l’aération et protéger les tubercules.
  • Étape 5 : Arroser au pied, éviter l’arrosage foliaire ; maintenir un sol humide mais bien drainé.
  • Étape 6 : Poser un paillis pour limiter l’éclaboussure du sol et réduire la sécheresse superficielle.
  • Étape 7 : Inspecter régulièrement ; couper et éliminer les parties atteintes dès l’apparition de symptômes.
  • Étape 8 : Récolter à maturité, laisser cicatriser les tubercules quelques jours à l’air sec avant stockage dans un lieu frais et aéré.

Conseils d’expert

  • Choisir des variétés locales résistantes aux pathologies courantes du climat de la région.
  • Améliorer le drainage en surélevant les rangs ou en ajoutant du sable ou du gravier si le sol est lourd.
  • Réduire les sources d’inoculum : détruire les plants volontaires et brûler ou composter hors du potager les déchets fortement contaminés.
  • Éviter les travaux culturaux lorsque le feuillage est humide pour limiter la dissémination des spores.
  • Effectuer des inspections hebdomadaires pendant les périodes humides et après de fortes pluies.

Erreurs à éviter

  • Planter des tubercules non certifiés ou manifestement malades.
  • Arroser par aspersion sur le feuillage en période pluvieuse.
  • Oublier la rotation et répéter les solanacées au même emplacement.
  • Laisser les tubercules humides au stockage ou entassés sans aération.
  • Travailler le sol lorsque les plantes sont mouillées, favorisant la propagation des agents pathogènes.

Conclusion

Des pratiques culturales simples et une surveillance régulière permettent de limiter efficacement les maladies des pommes de terre et d’améliorer rendement et conservation.

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