Le compost : un must pour votre jardin

Le compost : un must pour votre jardin

Le compost transforme déchets végétaux et résidus organiques en un amendement naturel qui améliore la structure du sol, la rétention d’eau et la fertilité. Ce texte décrit comment installer un composteur, quelles matières utiliser, comment maintenir un bon équilibre et quand récolter un compost mûr utilisable au potager ou aux massifs.

Résumé rapide

  • Difficulté : facile
  • Temps d’application : 20–30 minutes pour l’installation initiale (entretien régulier : 5–15 minutes par intervention)
  • Matériel nécessaire : composteur ou bac, fourche, arrosoir, thermomètre (optionnel)

Matériel nécessaire

  • Composteur fermé ou bac à compost (ou tas protégé)
  • Fourche ou aérateur de compost
  • Arrosoir ou tuyau pour humidifier
  • Matières brunes : feuilles mortes, paille, cartons non imprimés
  • Matières vertes : tontes de gazon, épluchures de légumes, marc de café
  • Thermomètre à compost (facultatif)

Étapes à suivre

Procéder par couches et maintenir humidité et aération. Contrôler la décomposition et récolter lorsque le compost est sombre, friable et sans odeur désagréable.

  • Étape 1 : Choisir l’emplacement. Installer le composteur à l’ombre partielle sur un sol bien drainé, proche d’une source d’eau et accessible pour le retournement.
  • Étape 2 : Préparer la base. Poser une couche de matériaux grossiers (branches broyées ou paille) de 10–15 cm pour améliorer le drainage et l’aération.
  • Étape 3 : Composer des couches. Alterner couches de matières brunes (carbone) et vertes (azote) : environ 2 à 3 fois plus de bruns que de verts. Écraser ou découper les gros éléments pour accélérer la décomposition.
  • Étape 4 : Humidifier. Maintenir l’humidité comparable à une éponge essorée : arroser si le tas est sec, couvrir en cas d’excès d’eau.
  • Étape 5 : Aérer régulièrement. Retourner le tas toutes les 2 à 4 semaines pour oxygéner et homogénéiser la décomposition. Utiliser une fourche ou un aérateur.
  • Étape 6 : Surveiller. Vérifier l’odeur (ne doit pas être nauséabonde) et la température (pic de chaleur dans les premières semaines si le tas est actif). Ajuster matières et humidité selon besoin.
  • Étape 7 : Récolter. Après 3 à 12 mois selon la taille et les conditions, récupérer le compost mûr, tamiser si nécessaire et incorporer au sol ou utiliser en paillage.

Conseils d’expert

  • Respecter le ratio carbone/azote approximatif : privilégier légèrement les matières brunes pour éviter les odeurs et la compaction.
  • Hacher ou broyer les gros déchets (branchages, tiges) pour accélérer la décomposition et homogénéiser le compost.
  • Maintenir l’humidité d’un niveau modéré : trop sec ralentit la décomposition, trop humide entraîne des mauvaises odeurs et un manque d’oxygène.
  • Ajouter des matières riches en calcium (cendre de bois en petite quantité) si le compost est très acide, mais éviter les excès.
  • Multiplier les petits tas ou utiliser plusieurs bacs pour avoir du compost à différents stades de maturation.

Erreurs à éviter

  • Placer uniquement des matières vertes (tontes, restes de cuisine) sans apports de bruns, ce qui provoque des odeurs et la fermentation anaérobie.
  • Ajouter viande, poisson, produits laitiers ou os qui attirent nuisibles et ralentissent la décomposition.
  • Compacter le tas en tassant les couches : cela réduit l’aération et favorise les mauvaises odeurs.
  • Ignorer la gestion de l’humidité : un tas trop sec ou noyé compromet le processus bactérien.
  • Jeter des plantes malades ou des graines adventices non traitées sans les composter suffisamment longtemps ou à haute température.

Conclusion

Un compost bien conduit améliore significativement la qualité du sol et la santé des plantes ; son démarrage et son entretien demandent peu de matériel et des gestes simples et réguliers.

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