Comment discerner le moment propice pour la taille du laurier
Reconnaître le bon moment pour tailler le laurier évite stress, cicatrisation lente et reprise médiocre. Cette fiche décrit signes saisonniers et indices physiologiques (floraison, bourgeons, dormance) permettant de choisir une taille d’entretien ou de restructuration au moment approprié, pour favoriser la santé, la ramification et réduire le risque de maladies.
Résumé rapide
- Difficulté : facile / intermédiaire
- Temps d’application : 30–90 minutes selon l’importance de la taille
- Matériel nécessaire : sécateur, ébrancheur, scie égoïne (si nécessaire), gants, chiffon et désinfectant
Matériel nécessaire
- Sécateur bien affûté et propre
- Ébrancheur pour branches moyennes
- Scie égoïne pour bois épais
- Gants de jardinage
- Chiffon et alcool à 70 % ou solution désinfectante
Étapes à suivre
Inspecter la plante et le calendrier avant de tailler : identifier l’espèce, vérifier la dormance, la floraison et l’état des bourgeons, consulter les prévisions de gel. Adapter l’intensité de la coupe (taille d’entretien vs restructuration) et procéder branche par branche en respectant la physiologie du laurier.
- Étape 1 : Identifier l’espèce (Laurus nobilis vs Prunus laurocerasus) pour adapter le moment et la technique.
- Étape 2 : Observer le cycle : tailler en dormance (fin d’hiver) pour une restructuration ; privilégier juste après la floraison pour les lauriers qui fleurissent.
- Étape 3 : Vérifier l’absence de gel imminent ; attendre la fin des fortes gelées pour éviter que les coupes n’exposent le bois aux dégâts.
- Étape 4 : Désinfecter les outils avant chaque coupe pour limiter la transmission de maladies.
- Étape 5 : Pratiquer des coupes nettes, à angle, près d’un bourgeon externe pour favoriser la ramification et éviter les chicots.
- Étape 6 : Limiter la taille sévère à moins de 30–40 % de la masse foliaire en une seule saison ; étaler les suppressions importantes sur plusieurs saisons si nécessaire.
Conseils d’expert
- Pour Laurus nobilis : préférer une taille légère après la floraison printanière afin de préserver les bourgeons floraux et la saveur des feuilles.
- Pour Prunus laurocerasus : réaliser la taille formative en fin d’hiver/début printemps avant le réveil végétatif pour une meilleure cicatrisation.
- Effectuer les coupes tôt le matin par temps sec pour réduire le risque d’infection et favoriser une cicatrisation plus rapide.
- Éliminer le bois mort et les branches malades en priorité ; observer la section du bois pour repérer le blanchiment ou l’affaissement du cambium.
- Si la taille est importante, pratiquer des coupes progressives sur deux saisons pour réduire le choc physiologique.
Erreurs à éviter
- Tailler sévèrement en automne ou avant un épisode de gel important.
- Laisser des chicots (couper trop loin du bourgeon) ou entailler le bourgeon terminal, ce qui freine la reprise.
- Utiliser des outils sales non désinfectés, favorisant la propagation de champignons et bactéries.
- Supprimer plus de 40 % du feuillage d’un seul coup sur un laurier adulte sans planification.
- Négliger l’identification de l’espèce et appliquer une méthode inappropriée au type de laurier.
Conclusion
Tailler le laurier au bon moment, en fonction de l’espèce et du cycle végétatif, facilite la reprise, limite les maladies et améliore la forme de la plante.
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