Plantes compostables : quelles ne le sont pas ?

Plantes compostables : quelles ne le sont pas ?

Le tri des déchets verts garantit un compost sain et efficace. Certaines plantes peuvent être mises en compost sans risque, d’autres demandent des précautions, et certaines doivent être évitées pour prévenir la propagation de maladies, de graines viables ou de racines traçantes. Bénéfice : obtenir un compost utilisable sans introduire de problèmes sanitaires ni d’espèces invasives.

Résumé rapide

  • Difficulté : facile / intermédiaire
  • Temps d’application : 30–60 minutes (tri et préparation initiale)
  • Matériel nécessaire : gants, fourche/pelle, bac à compost ou tas, broyeur/tondeuse (si possible)

Matériel nécessaire

  • Gants de jardin
  • Bac à compost ou aire de compostage
  • Fourche ou pelle
  • Broyeur ou tondeuse pour réduire la taille des matériaux (facultatif)
  • Thermomètre de compost (facultatif)

Étapes à suivre

Procédure claire pour trier et composter les plantes en minimisant risques et nuisances.

  • Étape 1 — Trier les apports : séparer les matières saines (feuilles, tailles non boisées, restes de cuisine végétaux) des matières à risque (plantes malades, graines, rhizomes).
  • Étape 2 — Réduire la taille : broyer ou couper les résidus volumineux (branches, tiges épaisses) pour accélérer la décomposition et éviter la formation de poches d’air.
  • Étape 3 — Gérer les éléments problématiques :
    • Plantes malades : éviter le compost domestique. Incinérer ou mettre en déchetterie selon règlement local.
    • Plantes à graines ou envahissantes (ex. chiendent, renouée, liseron) : composter uniquement dans un composteur à haute température ou traiter séparément (sécher et éliminer).
    • Bois traité, résineux en grande quantité, agrumes en excès : éviter ou ajouter en petite quantité et bien mélanger avec des matières brunes.
  • Étape 4 — Monter la température : favoriser un compostage chaud (50–65 °C) pour détruire graines et agents pathogènes si le volume et la fréquence de retournement le permettent.
  • Étape 5 — Suivre et ajuster : maintenir un bon équilibre carboné/azoté (feuilles sèches, broyat, déchets verts), humidité modérée et aération régulière.

Conseils d’expert

  • Décomposer les plantes ligneuses en petits morceaux ou les broyer avant apport pour accélérer la dégradation.
  • Isoler et composter séparément les résidus de plantes suspectes (maladies, attaques fongiques) et ne pas utiliser ce compost au potager.
  • Favoriser un retournement régulier pour obtenir des températures élevées et homogènes, utiles contre les graines et les ravageurs.
  • Utiliser un thermomètre pour vérifier la montée en température et savoir quand intensifier le retournement.
  • Conserver un petit bac froid pour les plantes invasives si impossibilité d’atteindre des températures suffisantes dans le compost chaud.

Erreurs à éviter

  • Mettre directement au compost des plantes malades ou infestées sans précautions : risque de réinfection.
  • Apporter des rhizomes et graines viables dans un compost froid : propagation assurée.
  • Ajouter beaucoup de matières azotées humides sans équilibre en carboné : fermentation anaérobie et odeurs.
  • Ne pas broyer les matériaux ligneux : décomposition très lente et mauvaise aération.
  • Déposer bois traité, plastique ou déchets animaux dans le compost domestique.

Conclusion

Un tri rigoureux et une gestion du compost adaptés permettent d’utiliser la plupart des végétaux en toute sécurité, en réservant les traitements spécifiques aux plantes à risque pour éviter propagation et maladies.

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